Croiser l’anglais et l’économie-gestion pour former des élèves capables d’analyser et de présenter une organisation

En bref…

L’enseignement technologique en langue vivante (ETLV) constitue un enseignement de co-intervention associant un professeur de langue vivante et un professeur d’économie-gestion.

Il invite les élèves à apprendre et à communiquer en anglais à partir de situations professionnelles et organisationnelles authentiques.

La démarche proposée ici repose sur le principe des « Hubs », qui croisent un axe du programme d’anglais avec un objectif disciplinaire d’économie-gestion.

Les notions sont introduites progressivement en première puis réactivées et approfondies en terminale.

Les élèves apprennent notamment à caractériser une organisation, analyser son modèle d’affaires, établir un diagnostic et identifier ses choix stratégiques.

La différenciation s’appuie sur des supports de même contenu économique, proposés à plusieurs niveaux de langue.

Des activités lexicales, des ateliers tournants et des entraînements oraux favorisent la mémorisation et la prise de parole.

La préparation à l’épreuve finale repose sur une méthode stable, connue et réutilisée par les élèves.
Ce dispositif contribue ainsi à développer simultanément les compétences langagières, méthodologiques et technologiques.

Il offre enfin un cadre de coopération structuré entre les professeurs et une continuité pédagogique de la première à la terminale.

La démarche proposée en détails

La place de l'enseignement technologique en langue vivante

Cet enseignement occupe une place particulière dans la formation des élèves de la série STMG.

Il associe l’apprentissage d’une langue vivante, principalement l’anglais, à l’acquisition et à la mobilisation de notions d’économie-gestion.

Il ne s’agit donc ni d’un cours d’anglais appliqué à l’entreprise, ni d’un cours d’économie-gestion simplement traduit en anglais.

L’objectif est de faire de la langue vivante un vecteur d’accès aux concepts, aux situations professionnelles et aux problématiques des organisations.

Cette approche suppose une collaboration étroite entre le professeur d’anglais et le professeur d’économie-gestion.

Le professeur d’anglais apporte son expertise linguistique, culturelle et méthodologique.

Le professeur d’économie-gestion veille à la pertinence des notions, des exemples et des supports proposés aux élèves.

Le principe des « Hub »

La démarche présentée ici s’appuie sur le principe des « Hubs ».

Un Hub correspond au croisement entre un axe du programme d’anglais et un objectif d’apprentissage en économie-gestion.

L’axe d’anglais donne une tonalité géographique, culturelle ou thématique aux activités. Le contenu économique-gestionnaire constitue, quant à lui, l’ossature stable de la progression.

Ainsi, l’étude de la Route 66 peut servir de contexte à l’analyse d’entreprises implantées le long de cet itinéraire.

De même, l’étude de New York peut conduire les élèves à travailler sur des organisations, des activités financières ou des stratégies internationales.

Dans les deux cas, les élèves peuvent mobiliser les mêmes notions : caractérisation, modèle d’affaires, diagnostic et stratégie.

Une progression inscrite dans une logique spiralaire

La progression proposée s’inscrit dans une logique spiralaire entre la première et la terminale.

En première, les élèves découvrent progressivement les principales notions d’économie-gestion et les premiers outils d’analyse.

ls peuvent notamment travailler sur les agents économiques, la caractérisation d’une organisation, les parties prenantes, le diagnostic et les stratégies.

En terminale, ces notions sont réactivées et approfondies dans le cadre de l’analyse des organisations et de leurs choix stratégiques.

La nécessité de la différenciation

La différenciation constitue un principe essentiel de cette démarche.

Si le niveau visé en langue vivante est le niveau B2 du CECRL, les classes de STMG présentent souvent une forte hétérogénéité linguistique.

Un même contenu économique peut donc être proposé dans plusieurs versions de langue, par exemple aux niveaux A2, B1 et B2.

Les questionnaires de guidage peuvent également être adaptés : questions fermées pour accompagner les élèves les plus fragiles, questions ouvertes pour favoriser l’autonomie des élèves plus avancés.

Les supports doivent néanmoins conserver une exigence commune : les informations ne sont pas directement classées selon les catégories du cours.

Les élèves doivent apprendre à prélever, interpréter et organiser eux-mêmes les données utiles.

Une grille méthodologique stable leur permet de structurer leur analyse autour de quatre entrées : « Characterization », « Business model », « SWOT » et « Strategies ».

Cette méthode est réinvestie dans des activités variées : jeux lexicaux, ateliers tournants, études de cas, productions en binômes et entraînements individuels.

La préparation à l’épreuve orale finale

Celle-ci reprend le même fonctionnement : lecture d’une fiche inconnue, organisation des informations, préparation de l’exposé puis échange avec le jury.

Le support éventuellement produit par l’élève prend la forme d’une carte mentale, d’un schéma ou d’un plan comportant uniquement des mots-clés.

Cette continuité entre les situations d’apprentissage et l’évaluation finale favorise la sécurisation des élèves et le développement de leur autonomie.

L’ETLV devient ainsi un espace de coopération disciplinaire, de différenciation et de formation à l’analyse des organisations dans un contexte international.

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